Avec quatre défaites, un match nul prometteur au Pays de Galles (18-18), l'Italie, même si elle a perdu samedi l'ultime match dans son antre du Stade Flaminio de Rome face à l'Ecosse (10-13) peut se montrer satisfaite de son Tournoi 2006.
Ses progrès sont manifestes avec une faculté d'adaptation, une force psychologique et une intelligence tactique qu'il faudra encore renforcer à l'avenir. Les Transalpins, auteurs d'un essai de Bergamasco en tout début de match, sont passés tout près d'un nouveau match nul lorsqu'à 10-10 partout, une dernière pénalité de Paterson a ruiné leurs espoirs.
Qu'importe, la Squadra Azzurra de Pierre Berbizier est sur la bonne voie, celle qui lui pourra permettre de rivaliser un peu plus avec les cadors européens. Il lui manque encore la capacité à rivaliser durant 80 minutes, et non pas seulement 60. «La dernière action du match (pénalité de Paterson) est le parfait exemple qu'il nous reste un long chemin à parcourir», a commenté Berbizier, toujours aussi perfectionniste.
Les promesses italiennes sont déjà une réalité pour les Ecossais, crédités d'une troisième victoire en cinq matches. Faute d'avoir enregistré un large succès, le XV du Chardon ne peut plus espérer remporter le Tournoi. Mais son sursaut, incarné par deux victoires contre la France et l'Angleterre, est intéressant à un an et demi du Mondial.
«Je trouve que cette victoire était d'une certaine manière plus importante que les deux victoires à domicile, s'est fécilité Franck Hadden, l'entraîneur écossais, tout simplement car c'était à l'extérieur et que l'avantage du terrain n'est pas à négliger.»

La correction subie par le XV de France en Argentine (41-13) a montré que les Bleus...